mardi 3 mars 2009

Voyage en famillle : deuxième partie (du 26 au 30 décembre)

Troisième chapitre : l'hindouisme à Varanasi.

Je ne m'attarderai pas sur cette étape, vous connaissez déjà si vous êtes fidèles. Varanasi, la ville sacrée, des vaches partout, les ablutions sur les Ghâts au petit matin, des gosses qui vous vendent des babioles. Au programme, cérémonie hindoue le soir de notre arrivée, balade en barque à l'aube pour admirer les Ghâts animées où les pélerins se purifient, puis promenade dans la ville avant de partir pour Agra. Revenir à Varanasi c'était aussi pour honorer ma promesse faite à la petite Moni, que nous avons revu le soir à la cérémonie. Elle ne m'a pas reconnu toute de suite, ça doit venir des lunettes et du bouc, mais très contente de me revoir et de découvrir ma famille qui lui a rapporté un petit cadeau de France.


Les animaux ont envahi la ville






Quatrième chapitre : le monument des monuments, le Taj Mahal.

Vous en rêvez tous et vous ne lisez ce blog que dans l'espoir d'y voir un jour le plus célèbre des monuments indiens, le tombeau construit par l'empereur Moghol Shan Jahan par amour pour sa compagne Mumtaz Mahal. Il avait la folie des grandeurs faut bien avouer, pour le plaisir des touristes et de l'économie d'Agra avec près de 15000 visites par jour. Mais patience, il faut attendre le lever du soleil il paraît, pour éviter la foule et admirer le monument flottant sur les brumes matinales. Nous visitons donc d'autres monuments de la ville, le Fort Rouge (et oui encore un) et le « Baby Taj », surnommé ainsi pour sa ressemblance avec son grand frère.

Visite du Fort Rouge









Le retour de l'autochtone



Première apparition. Il est là-­bas, il nous attend.

Le « Baby Taj »




Enfin, nous y voici. Au passage de la porte principale du parc « il » se dévoilera sous nos yeux ébahis. Les brumes matinales sont au rendez­vous. Le moment promet d'être magique.


Magnifique ! Je n'ai pas de mot pour décrire ce que je vois ! D'ailleurs ça tombe bien, il n'y a rien à voir. Les brumes matinales ont surjoué leur rôle. Le Taj ne flotte pas sur les brumes, je dirais plutôt qu'il se noit. On va devoir s'approcher et surtout attendre que cela se dissipe un peu.

Voici les meilleures prises de vue du Taj. Vous en aurrez de plus belles sur Wikipedia.







Taj Mahal, c'est fait. C'est quoi la suite ?

Bon, c'est vrai qu'il est beau, mais on ne va pas en faire tout un plat. Certains indiens m'avaient dit que tant que je n'avais pas vu le Taj, je n'avais pas vu l'Inde. Heureusement que l'Inde ne se limite pas au Taj. Je crois que les conditions climatiques n'ont pas arrangé la situation car la plupart des étudiants en échange avec moi en ont un excellent souvenir. Je n'ai pas dû être assez sensible à la beauté du site. Agra ne sera pas dans mon palmarès des meilleures villes indiennes mais c'était à faire. Un petit tour quand même en ville et direction Jaipur.

lundi 2 mars 2009

Voyage en famillle : première partie (du 21 au 25 décembre)

Retour au dimanche 21 décembre quand les parents, la petite soeur et la tante sont sur le point d'attérir à Delhi. Tout est prévu pour leur séjour qui se termine le vendredi 2 janvier : tous les trains sont réservés ainsi que les hôtels. Au programme, 3 jours à Delhi, 3 jours à Varanasi, 2 jours à Agra et 3 jours à Jaipur avant de retrouver Delhi pour le retour en France. Autant dire que si on rate un train, la suite du voyage devient compliquée.

Après trois semaines en solitaire, ça fait du bien de revoir des visages familiers. J'étais soucieux de leur réaction en voyageant en Inde, espérant qu'il verront en quoi j'aime ce pays et qu'ils profitent un maximum de leur séjour sans en perdre une miette. Ces deux semaines restent inoubliables, pour eux (du moins c'est ce qu'ils m'ont dit) à la découverte d'un autre monde, et pour moi heureux de leur montrer où je vis depuis 5 mois maintenant.

Premier chapitre : la capitale aux multiples facettes.

Delhi c'est la capitale de la puissance mondiale de demain avec ces hommes d'affaires, ces centres commerciaux à l'occidentale et ces grands magasins, ces grandes avenues. C'est aussi une ville d'histoire qui a changé plusieurs fois de visage suite aux passages des différents envahiseurs, des moghols en passant par les britanniques. Enfin, telle toute grande ville indienne, c'est la misère qui peut librement s'en prendre aux délaissés qui ne peuvent que regarder l'Inde riche se développer en les ignorant.



Les « Champs » indien, India Gate d'un côté et la résience du président de l'autre



Qutub Minar : minaret datant du XIIème siècle


Le fort rouge



Un autochtone



Un des quartiers populaires et animés où nous avons séjourné

Deuxième chapitre : les aléas des transports indiens.

Voyager en Inde, il n'y a rien de plus simple entre les nombreux bus et son réseau féroviaire très développé, l'un des plus grands au monde. Il faut juste avoir un peu, voire beaucoup, de patience pour accepter les retards à rallonge parfois. Le soir du 24 décembre, afin de célébrer Noël, nous nous apprétons à prendre le train pour Varanasi. Le réveillon dans un train c'est plutôt original, en tout cas ça promet d'être unique, entourés d'indiens curieux devant notre champagne, notre foie gras et notre saucisson (ça ne fait pas vraiment réveillon le sauciflard, mais pour moi, je ne pouvais rêvé mieux après 5 mois sans gastronomie française).

Malheureusement, à la suite d'une faute professionnelle d'un employé de la SNCF locale, m'ayant indiqué une autre gare alors que nous étions dans la bonne, nous revenons trop tard pour notre train. Nous passerons plus de 2h à reclamer des explications à l'employé puis dans le bureau du chef de gare. Nos efforts aurront été vains, le gros fonctionnaire coincé dans son fauteuil ne veut rien savoir et n'admettra pas l'erreur de son employé. Pas de remboursement et il nous faut trouver un nouveau train. Finalement, nous trouvons des places pour le lendemain après-­midi. Noël se passera à l'hôtel, tous ensemble c'est le principal. Bien sûr le train du lendemain n'est pas à l'heure. 5h de retard au départ et 3h à l'arrivée, nous atteignons enfin Varanasi pour moins de 24h sur place. Dhanyavad Indian Railway. Nous passons donc l'après­-midi à la gare de Delhi avec patience.





vendredi 13 février 2009

Le Kerala en solo (du 8 au 17 décembre)

Ayant pris du retard dans mes récits et par manque d’inspiration, je vais vous raconter seulement les grandes lignes de mes 10 jours de voyage en solitaire dans le Kerala, la pointe sud-ouest de l’Inde. Le Kerala est un état à forte communauté chrétienne d’où la présence de nombreuses églises, peu commun en Inde. Cela change des temples hindous, même si à l’instar de l’hindouisme, il faut se déchausser pour visiter les lieux saints, un détail que je ne connaissais pas. J’ai donc été « rappeler à l’ordre » très rapidement pour port de chaussures illégal.

J’ai ainsi vagabondé sans plan précis, allant au fil de mes envies vers la montagne, à la mer, dans les villes. Enfin bref, être seul c’est faire ce qu’on a envie sans avoir besoin d’en disserter avec les autres, même si c’est également synonyme de solitude. C’est sympa dans un premier temps, cela m’a laissé le temps de réfléchir, peut-être trop. Heureusement les rencontres arrivent très vite, dans les bus locaux avec les indiens curieux de voir un touriste seul utilisant les même moyens de transports qu’eux, dans les petites brasseries de village où peu d’occidentaux osent y manger par peur de l’hygiène souvent douteuse. Pour ma part, rien à déclarer niveau intestinal.

Ma première étape fut donc la ville de Kochi pour laquelle je n’ai pas porté beaucoup d’intérêt. Selon le guide c’est un coin à ne pas rater, mais la beauté du Kerala ne réside pas dans ses villes, plutôt dans ses paysages tropicaux et montagneux.




Ainsi, je décide de quitter la ville pour des coins plus bucoliques. Direction le sud ou la montagne ? N’ayant pas d’impératifs, mon choix s’est fait en fonction du premier bus prêt à partir. Me voilà donc dans un bus pour le village de Munar dans la montagne kéralaise, culminant à près de 2500m d’altitude, et ses récoltes de thé. Arrivé sur Munar, le temps n’est pas au rendez-vous, du moins pas le bon. Cela ne m’empêche pas d’admirer les flancs des montagnes recouverts de thé. Il y en a à perte de vue. L’attraction du séjour en montagne fut la visite d’une réserve naturelle avec ses éléphants sauvages. Après avoir pu contempler de superbes excréments de pachydermes, puis avoir eu la chance d’en apercevoir à une distance nécessitant l’utilisation de jumelles, j’ai enfin pu m’approcher à une quinzaine de mètres des gros mammifères (plus près n’étant pas possible ne connaissant pas leur réaction, de toute façon interdit par les guides).


A l’image du régime politique du Kerala, seul état au monde ayant adopté le communisme démocratiquement, la faucille et le marteau annoncent la rentrée dans Munar. Soit dit en passant, le Kerala est l’état d’Inde le plus avancé socialement, avec notamment un taux d’alphabétisation n’ayant rien à envier à la France.


Les fameuses plantations de thé


Les pachydermes dans leur élément naturel


Ecoliers à la sortie des cours m’ayant réclamer une photo

La suite des événements se déroule sur la côte, dans les Backwaters, l’attraction phare du Kerala. Ce sont des canaux semi-naturels, semi-artificiels, où l’on peut y naviguer grâce à l’exploitation touristique massive de ce petit coin de paradis. Dans un premier temps, j’y ai fait une petite excursion de 5 heures, seul dans une barque avec un guide indien me servant de rameur. Je n’avais plus qu’à observer le paysage, les palmiers, la faune diverse, la vie quotidienne des habitants vivant sur les berges, les rizières...



Mon guide et mon embarquation


Le Che en vacance dans le Kerala


Travailleurs dans une rizière



Une des habitations plutôt précaires le long des canaux



Une des nombreuses péniches à touristes circulant sur les canaux

La seconde journée dans les Backwaters s’est faite avec Julien m’ayant rejoins, après un périple dans le sud-est de l’Inde. Nous partons pour 24h de ballade en péniche sur les canaux, assistés par trois indiens, aux cuisines et à la navigation, à notre service pour qu’on puisse profiter du voyage tels des pachas comme à la bonne vieille époque de la colonisation britannique (humour je précise, quoique !). Des images en vrac :





C’est dur la vie d’étudiant

La fin de mon séjour se rapproche, plus qu’une étape avant le retour dans le froid de Delhi. Les tropiques c’est bien, mais comme toutes bonnes choses, ça a une fin. Je fais donc le plein de soleil à Varkala, la plus belle plage du Kerala (si le guide le dit c’est que ça doit être vrai). D’ailleurs, les autres occidentaux doivent avoir le même guide que moi. Varkala étant le rendez-vous des voyageurs étrangers dans le Kerala, jusque là plutôt discrets dans le reste de la région.




Mon séjour dans le Kerala se termine ici, plus que 15h de bus pour rejoindre Bangalore. Après une journée au ralenti dans la grande ville, n’ayant envie de rien faire, fatigué des visites, je ne profita pas de ma journée, juste à attendre mon train pour Delhi en soirée. Trois semaines de vadrouille c’est bien, mais ça fait plaisir de retrouver Delhi et son petit chez soi après les 36h de train qui furent plus courtes que j’aurai pu le penser. Plus que trois jours avant l’arrivée de la petite famille.

Actuellement en exams, je ne sais pas quand j’aurais le temps de vous ra
conter les quinze jours en famille, suivis de la virée dans le désert du Rajasthan, à Jasailmer, de fin janvier.